../../_images/repartition_egalitaire_des_richesses.jpg
../../_images/campagne_repartition_egalitaire_des_richesses.png

Campagne Confédérale pour la répartition égalitaire des richesses

Introduction

Privatisation des services publics, casse du système de retraite, remise en cause de la sécurité sociale, attaque contre le droit du travail, remise en cause progressive des 35h, volonté délibérée de désindustrialisation…

Face à une tension sociale grandissante, la classe dirigeante sait entretenir la confusion entre les travailleurs et travailleuses et saboter toute tentative de convergence interprofessionnelle.

La banalisation d’un discours fascisant et l’affirmation d’une société toujours plus individualiste n’ont pour objectif que d’étouffer toute tentative de contestation sociale.

Il s’agit maintenant de lancer de nouvelles dynamiques syndicales offensives et de promouvoir un projet de société réaliste en rupture avec le capitalisme.

On voudrait nous faire croire que la lutte des classes n’est plus d’actualité.

On met tout d’abord en scène une illusoire réconciliation du travail et du capital dans une vaste « classe moyenne », concept fourre-tout qui vise à masquer les inégalités et la relation d’exploitation.

On crée ensuite de fausses divisions : le public opprimerait le privé, les chômeurs exploiteraient les travailleurs, les travailleurs immigrés les travailleurs français, tout est bon pour diviser les classes populaires.

Mais la contradiction des intérêts du capital et du travail reste à la base de la société capitaliste.

Le prix de vente de tout bien ou service accroît toujours les bénéfices des patron-nes et autres profitant de la spéculation, vivant de rentes et d’actions, et ce, au détriment des salaires et des conditions de travail. S’engager et se battre pour une autre répartition des richesses, c’est défendre la mutualisation de tous les moyens de production, car celles-ci ne se mesurent pas seulement en termes financiers.

Les capitalistes accaparant tout, il faut tout leur reprendre.

Cela passe par notre capacité à articuler à la fois des luttes et des revendications immédiates visant à améliorer concrètement dès aujourd’hui nos conditions de vie et de travail avec des revendications de ruptures inscrites dans un projet révolutionnaire.

Salaires, chômage, précarité…

Dans l’immédiat afin de mieux vivre, il nous faut revendiquer une augmentation généralisée des salaires, du salaire minimum, des minima-sociaux, mais aussi des cotisations patronales.

Cela passe notamment par l’intégration au salaire de toutes les autres formes de rémunérations (primes collectives et individuelles, participation, intéressement, épargne salariale…).

Plus généralement, il faut réclamer la réduction des écarts salariaux et le partage égalitaire des bénéfices des entreprises entre leurs salariés.

Mais ce qui caractérise aujourd’hui les salarié-es, c’est la précarité de nos statuts. Des contrats incertains au chômage, tout est bon pour maintenir une pression sur le marché du travail. Le patronat, ainsi capable de mettre en concurrence les salarié-es entre eux/elles, peut se permettre d’imposer ses volontés en terme de salaires, de contrats ou d’horaires, du moment où les travailleu-r-ses sont prêt-es à tout pour un emploi.

Il est temps que les choses changent !

Pour enrayer cette spirale de la précarité, il nous faut donc lutter pour interdire les temps partiels imposés qui créent des travailleurs pauvres, revendiquer des CDI pour tous, ce qui implique une requalification en CDI des emplois précaires, et en finir avec le travail intérimaire.

Il nous faut aussi mettre un terme aux logiques d’externalisation et de sous-traitance nombreux secteurs qui permettent le plus souvent de détruire les acquis sociaux et de détériorer les conditions de travail.

Pour lutter contre le chômage pour les uns et la surcharge de travail pour les autres, il nous faut revendiquer des embauches et la réduction du temps de travail sans réduction de salaire.

Cela passe notamment par la suppression des exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires et même la majoration de ces dernières.

Pour une autre répartition des richesses, pour un autre futur !

Revendiquer de travailler tou-te-s moins et autrement ainsi qu’une répartition égalitaire des richesses, c’est bien s’inscrire dans le cadre d’une lutte contre le salariat et le capitaliste.

Se battre pour une répartition plus juste du temps de travail, c’est entraîner la baisse générale des heures et des années travaillées, afin que tou-te-s puissent accéder à un travail.

Cette réduction du temps de travail nous permettra aussi d’envisager la vie différemment, de dégager du temps pour nous investir dans la vie et la gestion de la société sans déléguer constamment notre pouvoir à une élite dont nous ne partageons pas les intérêts.

Au-delà, il faut aussi envisager une réflexion pour une décroissance économique, une baisse de la production à condition que celle-ci soit décidée et maîtrisée par les travailleu-r-ses en partant de la redéfinition de la satisfaction des besoins de tou-te-s.

Que voulons-nous et pouvons-nous produire, pour quelle consommation ?

Bien sûr, la satisfaction de toutes ces revendications et au-delà le fait d’envisager un autre avenir passent par une syndicalisation massive dans les entreprises et les administrations et la mise en place d’un rapport de force nécessaire au travers de luttes collectives.

Alors, à nous de jouer et dès aujourd’hui, construisons dans la lutte l’unité entre tou-te-s les travailleu-r-ses, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, pour à la fois améliorer notre quotidien et mener à bien un véritable projet révolutionnaire !