Fernand Pelloutier (1867-1901)

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Fernand-Léonce Émile Pelloutier

Fernand-Léonce Émile Pelloutier, né à Paris le 1er octobre 1867 et mort le 13 mars 1901 à Sèvres (Seine-et-Oise), est une des grandes figures du syndicalisme français au XIXe siècle.

Élu secrétaire de la Fédération des bourses du travail en 1895, Pelloutier critique la stratégie terroriste de Ravachol et préfère développer les bourses du travail.

Sous sa direction, leur nombre progresse fortement, passant de 33 en 1894, à 81 en 1901.

Par leur vocation et leur fonction, ces lieux apparaissent aux yeux des exploités plus efficaces et plus pragmatiques que les simples syndicats de métier.

Pour Pelloutier, les bourses du travail sont l’expression du syndicalisme intégral.

Pensées comme des organisations de solidarité, elles sont dotées de divers services de mutualité : bureaux de placement, caisses de solidarité, caisses de maladie, de chômage, de décès…

On y trouve aussi des bibliothèques destinées à permettre aux travailleurs de mieux comprendre leur situation par les lectures d’Adam Smith, Proudhon, Marx, Kropotkine, Zola, Bakounine…

Pelloutier y organise également des cours du soir.

Il s’attachera autant à développer les bourses qu’à maintenir leur autonomie dans le cadre d’une CGT.

Adepte de l’autonomie ouvrière, il remit à l’ordre du jour les enseignements de Proudhon et de Bakounine, et est reconnu à ce titre comme un actualisateur de la pensée anarchiste.

Après avoir eu toute sa vie des problèmes de santé, Pelloutier meurt prématurément et dans le dénuement en 1901.