Répression CNT des Travailleurs de l’Education de la Moselle, 16 mars 2011

------- Message original --------
Sujet:  Rerepession syndicale + repression débat palestine à l'Université
Date :  Wed, 16 Mar 2011 22:53:54 +0100 (CET)
De :    educ57@cnt-f.org

A toute la communauté universitaire,

Nous tenons à attirer votre attention, sur des faits, à notre sens, très graves.

La CNT souhaitait ce jeudi 17 Mars, organiser, à la Maison Des Étudiants, une rencontre-projection-débat sur la société de consommation.

Suite à un premier évènement de ce type au sujet du Maghreb, des rapports coloniaux et des lutte sociales il y a quelques temps déjà ; la CNT avait exposé de renouveler l’initiative à la coordinatrice de la vie étudiante et de la MDE, Mlle Jacquier.

Respectant scrupuleusement les modalités de réservation énoncées, fournissant coordonnées et signature du secrétaire du syndicat sur les documents requis, notre organisation s’était vue octroyer un engagement affirmatif de cette même personne.

Aujourd’hui, mercredi 17 Mars, veille de la date de la projection, et alors que nos militants syndicalistes avaient d’ores et déjà entamé un lourd travail d’organisation et d’information au sujet de cet événement, la coordinatrice de la MDE a annulé l’engagement de réservation, sous le prétexte fallacieux de présence du logo de notre organisation syndicale sur notre affiche et notre tract.

Ceci constitue une lourde atteinte à la liberté d’expression et d’organisation de syndicats indépendants.

En effet, la section CNT Sup-Recherche est constituée d’étudiants et de personnels universitaires. A ce titre, et compte tenu de l’activité avérée de notre organisation, aux statuts déposés en Mairie de Metz, il nous semble légitime de pouvoir participer à l’activité socio-culturelle de notre Université.

Le prétexte de neutralité invoqué ne suffit pas à masquer la prise de position politique de la Présidence de l’Université. En effet, Mademoiselle Jacquier n’a cessé de se retrancher derrière sa hiérarchie.

Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à subir l’ostracisme politique et syndical mené par ces mêmes instances. L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) devait ce jeudi 17 mars, dans le cadre du Festival Étudiant Contre le Racisme (FECR), animer un débat sur la situation israélo-palestinienne. Suite aux injonctions de la présidence, celui-ci s’est vu être annulé. Nous nous demandons si cela ne relève pas de directives gouvernementales.

L’on voudrait faire payer à la CNT son indépendance et son combat pour la justice sociale, son opposition et son action contre la réforme des retraites et contre la fusion des universités de Lorraine (véritable privatisation déguisée par l’intermédiaire de l’imposition du statut “grand établissement”), que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Nous exigeons de la Présidence et des instance universitaires qu’ils cessent immédiatement cette politique d’ostracisme dirigée contre les organisations progressistes.

La section CNT sup’recherche, en lien avec son syndicat de rattachement, maintiendra son évènement ce jeudi 17 Mars à 18h00. Elle prendra toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter la liberté d’expression et d’organisation des acteurs universitaires qui oeuvrent au respect des valeurs de justice sociale, de liberté et d’humanisme.

Elle contacte immédiatement toutes les structures de la Confédération à laquelle elle adhère et informe publiquement de la situation.

Par ailleurs elle interpelle l’ensemble des organisations syndicales universitaires au sujet de telles pratiques qui s’apparentent clairement à une volonté de mater toute critique ou opposition aux politiques menées actuellement, et les invite à intervenir sur cette question ainsi que contres toute tentation autoritaire.

La section sup recherche du syndicat CNT des Travailleurs de l’Education de la Moselle.