2018-08-25 : communiqué de l’UJRE: Antisémitisme et racisme par Internet : jusqu’à quand ?

Présentation de l’UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide)

Issue du mouvement de résistance «Solidarité», l’UJRE naît en France en 1943, dans la clandestinité, pour la Résistance à l’occupant nazi.

Communiqué du 25 aout 2018: Antisémitisme et racisme par Internet : jusqu’à quand ?

L’Union des Juifs pour la Résistance et l’entraide (UJRE) apprend que le site internet « Démocratie participative » s’est rendu coupable d’injures antisémites contre Denis Dreyfus, avocat.

On dénote chez les auteurs de l’ensemble de ce site, une ignoble et rare bestialité agressive et provocatrice dans le développement de thèmes antisémites et racistes.

L’UJRE avait, dans son communiqué du 18/3/2018, déjà protesté contre les injures proférées par ce site à l’encontre de Lucienne Nayet, Présidente du réseau du Musée National de la Résistance et de Laetitia Avia, députée LREM.

L’UJRE déclarait, à l’époque:

Ces faits ne sont que des illustrations particulières d’un climat général
de développement de la haine raciste et d’atteintes, par le caractère public
des personnes ou institutions visées, à la République et à ses valeurs.

Elle concluait par un appel aux pouvoirs publics à:

- Tout mettre en œuvre pour faire fermer le site internet de « Démocratie
  participative » ainsi que tous les autres sites racistes et antisémites, et
  à faire sanctionner les auteurs des propos – racistes, négationnistes,
  faisant l'apologie de la persécution des juifs –, reconnus comme criminels
  depuis la loi Gayssot de 1990 ;

- Agir par des mesures tant éducatives que répressives contre le développement
  de l’antisémitisme et du racisme.

Force est de constater qu’aucune de ces exigences élémentaires, 73 ans après la capitulation du régime nazi, n’a été satisfaite. Le site raciste et antisémite continue d’être consultable et aucune mesure nouvelle de lutte contre l’antisémitisme et le racisme n’a été ni décidée ni mise en œuvre.

L’UJRE se félicite des réactions d’organisations démocratiques condamnant fermement ces discours de haine et du Conseil National des Barreaux qui a porté plainte.

L’UJRE réitère son appel à l’action aux pouvoirs publics.

L’UJRE sera particulièrement vigilante quant à la mise en œuvre de cette action.